Le chene perché

Au chêne perché, on vit dans les arbres

Au Chêne Perché, nous trouvons une bulle de calme et de plaisir, celui de se retrouver simplement, sans les artifices d’un quotidien surconnecté

Chatouiller le ciel, puis s’endormir dans ses bras

Les quelques lumières qu’il reste aux alentours de Signy-l’Abbaye s’éteignent une à une pour ne laisser place qu’aux étoiles. Des cimes, l’on n’entend plus que l’occasionnel bruissement du vent dans les feuilles, un gland qui rebondit sur le toit ou une gentille bestiole à plumes qui se fraie un chemin entre les couronnes des arbres.

6 mins d’évasion

Déjà six jours que nous explorons la nature ardennaise de fond en comble et nous voilà littéralement au faîte de notre expérience: dans une cabane qui surplombe ses plus belles campagnes. Bienvenue au Chêne Perché!

Notre cabane, la Héronnière, est l’un des cinq logements disponibles au Chêne Perché. Ils sont tous éparpillés dans la forêt, à des hauteurs différentes. Dernière venue, elle a été en partie réalisée grâce à une campagne de financement participatif.

Le silence est devenu un denrée rare qu’il faut parfois rechercher activement. Au Chêne Perché, nous trouvons une bulle de calme et de plaisir, celui de se retrouver simplement, sans les artifices d’un quotidien surconnecté.

S’endormir la tête dans les étoiles

 

Le soleil baisse déjà lorsque nous arrivons au Chêne Perché où nous sommes accueillis par Clément. Il nous tend la clef de notre cabane, la bien-nommée “Héronnière”, deux lampes frontales et une gourde remplie d’eau fraîche. Là-haut, on se chauffe au gaz, s’illumine à la lampe-tempête et dispose de toilettes sèches. Mais une expédition amusante nous attend avant d’atteindre notre demeure. Après une petite balade à l’orée de la forêt, nous atteignons la plateforme de notre cabane où nous hisserons nos bagages, à l’aide d’une poulie. La clef nous donne ensuite accès à une échelle, à laquelle succède un impressionnant pont suspendu entre les arbres.

 

Une fois là-haut, déconnexion et retour à l’essentiel: il ne nous reste qu’à dérouler notre abondant pique-nique, décapsuler une bonne belge et se mettre à l’aise dans ce cocon boisé et romantique, façon chalet de montagne.

Se réveiller avec la terre qui tourne

 

À l’émerger de notre confortable amas de sacs de couchage et piles de couvertures joliment colorées, nous sommes caressés par les doux rayons d’un soleil matinal qui s’aventure juste ce qu’il faut à travers des branchages. Tout ce qu’il touche est une invitation à mettre le nez dehors et revêt d’exquis reflets dorés. Quel spectacle que de se réveiller en hauteur, au milieu de nulle part!

Prendre son petit-déjeuner avec le soleil

 

Cerise sur le gâteau, un délicieux petit-déjeuner nous a été livré au pied de la cabane dans un panier tressé, recouvert d’un napperon à carreaux rouges et blancs. Déjà attaché à la poulie, il ne nous reste qu’à le hisser. À l’intérieur, une cafetière à piston et du bon café, un jus d’orange bien frais, pâtisseries et confitures que nous dégusterons sur la petite terrasse de notre cabane. C’est peut-être notre dernier repas à l’extérieur de l’année, en ce mois d’octobre ardennais spectaculaire et nous profitons de chaque bouchée.

le chene perché

Défier la gravité, jouer avec les arbres

 

Nous laissons notre chez-nous temporaire avec un petit pincement au coeur, mais avec l’excitation d’entreprendre un voyage vraiment spécial, à juste quelques mètres: le Chêne Perché propose en effet un parc d’accrobranche. Tous deux férus de hauteurs et d’acrobaties verticales, nous nous engageons sur le premier parcours des cinq à disposition. Avec déjà quelques exercices de ce genre à notre actif, nous avançons d’un pied sûr mais sommes déjà un peu surpris, en bien, par la forme et le courage que demandent certains passages. Les parcours ont été parfaitement pensés, avec une difficulté croissante et toujours de nouvelles surprises disséminées au fil des plateformes. On prend progressivement de la hauteur et l’on fait travailler le corps.

Le chene perché

Le quatrième parcours est plutôt sportif, et nous avons le choix de prendre un embranchement difficile, soit le cinquième parcours qui rejoindra ensuite le quatrième. J’hésite un peu, mais mon compagnon me convainc facilement. Ne sommes-nous pas des héros, après tout? Et si tel n’est pas le cas, c’est ainsi que nous nous sentirons au moment d’affronter le clou du spectacle: une immense tyrolienne de laquelle les humains, en bas, ne sont plus très grands… Il faut s’accrocher à une corde et se laisser tomber dans le vide pour atterrir, à l’arrivée, dans un entrelacs de cordes façon toile d’araignées à attraper au vol.

Après quelques minutes à considérer le vide et à battre des jambes comme une enfant, je me jette de là-haut, comme un oiseau.

L’adrénaline est telle qu’une fois sur la toile, les bras tout tremblants, j’ai du mal à trouver la force pour avancer. Je mobilise toute mon énergie et, la plateforme atteinte, je pousse un cri de victoire et m’étale de tout mon long. J’ai vaincu!

Les surprises ne s’arrêtent pas là. Le parcours continue avec une échelle qui n’en finit pas et qui nous emmène au plus haut de la forêt. Il nous faut passer d’un arbre à l’autre à l’aide d’étriers aussi instables que possibles, puis ramper dans de minces tubes en bois qui se succèdent, dans le vide bien entendu. Une dernière tyrolienne, longue et puissante, nous ramène au sol. Le tout dernier parcours, une suite de tyroliennes, est un parfait exercice pour retourner à la réalité en douceur. Ici l’on redevient comme des enfants, corde après corde, arbre après arbre. C’est l’accrobranche le plus incroyable, et de loin, que nous ayons eu l’opportunité de tester. Si la vie pouvait se résumer à écouter la nature, se régaler de nos regards et jouer dans les arbres... Que l’on me fasse signer ce contrat pour déménager tout de suite en Ardenne!

 

VIVRE CETTE EXPÉRIENCE
Le chêne perché
Domaine de la Vénerie, 08460 Signy-l'Abbaye, France
+33 (0)3 24 53 35 62
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