Tous nos itinéraires à pied
Les sentiers de randonnée en Ardenne sont aussi diversifiés que les paysages qu’ils traversent. Que vous soyez à la recherche d’une randonnée au calme, en plein forêt, ou plutôt le long d’une rivière ou encore en traversant des villages authentiques, l’Ardenne vous offre une multitude de choix ! Les itinéraires sont adaptés à votre niveau et vos envies.
Choisissez votre randonnée, enfilez vos chaussures et profitez des nombreux sentiers !
Terres authentiques





Description
S'élevant à 340m d'altitude, entre la Bar et la Meuse, le massif de la Marfée a été particulièrement convoité lors des différents conflits. Ce promontoire boisé a été le lieu de nombreux drames historiques.
Informations complémentaires
Départ
Place Stevenin (Mairie)
Arrivée
Place Stevenin (Mairie)
Ambiance
Depuis le belvédère où de nombreux villages peuvent être observés, il est facile de comprendre l'intérêt stratégique qu'a pu représenter ce Haut Lieu au cours de l'histoire .Dans les deux nécropoles de Noyers reposent près de 30000 soldats allemands.
Parking conseillé
Place de la mairie
Animaux
Oui. Chiens tenus en laisse et n’oubliez pas vos sacs à popos ;)
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Informations techniques

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Carte 1950 / IGN

Carte de l'état-major (1820-1866)

Open Street Map
Point de départ
Informations sur l'auteur
08000 Charleville Mezieres
Points d'intérêt et informations parcours
1
Info parcours
Départ au niveau du parking de la mairie. Prendre la rue de l’abreuvoir et rejoindre la voie verte en direction de Mouzon. Longer la voie verte sur 2km pour arriver à Noyers Pont Maugis.

Ancienne Filature de laine
La filature, installée sur le site d'une ancienne platinerie (1617), est transformée en 1833 par François-Adolphe Ronnet. Elle se développe malgré la guerre de 1870 et un incendie en 1883, faisant passer la population locale de 84 habitants en 1856 à 546 en 1881.
Vendue en 1894 à Lemaire et Dilliès, elle devient l’une des plus importantes filatures de laine cardée de France avant la Seconde Guerre mondiale, employant 500 ouvriers en 1914. L’activité cesse en 1958.
Le site comprend des bâtiments en moellon, une tour carrée avec réservoir anti-incendie, un magasin à laine, et un logement patronal de 1857 avec véranda en fer forgé.
2
Info parcours
Quitter la voie verte, traverser la voie ferrée et prendre à droite vers Pont-Maugis.

Eglise Saint Rémi de Noyers Pont Maugis
L'église paroissiale, autrefois rattachée au diocèse de Reims, remonte à un premier édifice détruit par les Normands, puis reconstruit entre 882 et 900 par l’archevêque Foulques. Les parties les plus anciennes actuelles, notamment le clocher-porche et le vaisseau central de la nef, datent du XIIᵉ siècle, avec les deux premiers niveaux du clocher construits au début du siècle, tandis que le troisième niveau et la nef datent de la seconde moitié. Les voûtes de la nef, cependant, semblent avoir été ajoutées au XIIIᵉ siècle.
Entre 1859 et 1860, l'église subit d'importants travaux sous la direction de l'architecte Claude-Modeste de Bigault de Granrut : reconstruction des bas-côtés, du transept et du chœur, et ajout de la sacristie. En 1887, un nouveau beffroi est installé, suivi de la rénovation de la charpente et de la toiture du clocher entre 1889 et 1893. En 2021, le sol a été refait.
L'église, surélevée et entourée d’un mur en craie et meulière, comprend un clocher-porche à quatre niveaux, une nef à trois travées et trois vaisseaux, un transept, un chœur à abside à cinq pans, et plusieurs chapelles, dont celles des fonts et latérales. L'ensemble est voûté d'ogives, construit en pierre de taille (craie et pierre de Savonnières), avec des couvertures en ardoise, sauf la sacristie en zinc.
3
Info parcours
Prendre à droite la rue du Liry vers le village. Continuer la rue jusqu’à dépasser la rue Lamartine et prendre la prochaine à droite. Continuer le long du petit chemin pour se retrouver rue du Commerce proche de l’église Saint-Rémi.

Eglise Saint - Hilaire de Noyers Pont Maugis
L'église Saint-Hilaire, située au centre du village de Noyers et orientée au nord-est, présente un plan allongé. Sa construction remonte à la fin du XIIᵉ siècle pour le chœur et certaines parties, mais elle a été remaniée au XVIIᵉ siècle (élévation des murs, modification des baies, ajout d’un comble au-dessus du chœur et de la chapelle sud, etc.). La sacristie date de 1694, le clocher de 1715, et son portail a été refait en 1867. La chapelle de la Vierge, probablement du XVIᵉ siècle, a vu sa voûte refaite en 1952, avec des peintures murales ajoutées à cette époque.
La nef à trois vaisseaux, précédée par la tour du clocher, mène à un chœur carré accosté au sud par la chapelle de la Vierge. Les murs, en moellon calcaire avec chaînes en pierre de taille, sont percés de baies en plein cintre ou en arc surbaissé. L’intérieur est enduit et badigeonné, le sol alternant larges dalles calcaires et damier de marbre noir et rouge. La nef est plafonnée, tandis que le chœur et la chapelle sont voûtés d’ogives. La toiture, en ardoise, adopte des toits à longs pans, sauf pour le clocher, couvert d’un pignon découvert.
4
Info parcours
Continuer la rue du commerce et prendre à droite rue de l’égalité jusqu'aux premières maisons de Noyers Pont Maugis.

Nécropole allemande de la Marfée
Le cimetière militaire allemand renferme 14 055 sépultures de soldats de la première guerre et 12 788 de la seconde guerre.
Le général Gunther Schwarzkopff "Roi" du Stuka (avion de combat en piqué) y est inhumé.
Dans cette imposante nécropole parfaitement entretenue, le visiteur peut découvrir une chapelle au toit de cuivre — avec à l'intérieur la statue d'une femme en pleurs.
Un peu plus loin une croix en granit de 11 mètres de hauteur tournée vers l'est à la demande des autorités allemandes.Le cimetière national de "La Marfée" regroupe les dépouilles de soldats morts pour la France lors de la bataille des Ardennes en août 1914 et lors de l'ultime mouvement offensif de 1918 vers la Meuse. Créé au lendemain des combats, le cimetière est réaménagé en 1920, puis rassemble d’autres corps de soldats inhumés dans le secteur de Sedan. Cette nécropole regroupe aujourd'hui 1 723 corps dont 1 202 en ossuaire et quelques étrangers (Britanniques, Roumains…).
5
Info parcours
A l’entrée du village, emprunter la rue de l’église. A l’église, tourner à droite rue Colonel de Marolles, puis une nouvelle fois à droite route de la Marfée. Monter jusqu’à arriver au Belvédère de la Marfée.

Site de la bataille de la Marfée 1641
La bataille de la Marfée est une bataille qui a eu lieu sur les hauteurs de Sedan, le 6 juillet 1641, entre le royaume de France et la principauté de Sedan, alliée au Saint-Empire et aux Pays-Bas Espagnols. Elle s'inscrit dans le cadre de la guerre de Trente Ans.La principauté de Sedan est en 1640 une principauté protestante indépendante dont le prince, Frédéric-Maurice de la Tour d'Auvergne, accueille les protestants et factieux fuyant la France et Richelieu. Il prit également part à la conspiration des Princes de la paix, avec le comte de Soissons et Henri II de Guise, visant à rétablir les privilèges des grands féodaux. Louis XIII envoie une armée pour mettre fin à ses agissements, le prince de Sedan demande et obtient une aide de l'empereur, son ami personnel. Gênée par le mauvais temps qui rendit les chemins boueux, l'armée française n'arrive sur le plateau que vers 11 heures, attendue par l'armée sedanaise. L'affrontement commence et les Sedanais résistent bien au choc. Le prince de Sedan, commandant la cavalerie, contourne le champ de bataille à l'abri de collines, et tombe sur le flanc de l'armée royale. C'est alors la débandade, l'armée du maréchal de Châtillon abandonne ses bagages. Dès midi, la bataille était décidée. Le comte de Soissons est, semble-t-il, mort par accident, alors qu'il relevait la visière de son casque à l'aide de son pistolet. 3 000 hommes et 300 officiers de l’armée de Châtillon sont faits prisonniers. Il faut ajouter 1 000 blessés et 300 tués dont 2 généraux.
Le prince de Sedan se saisit de l’artillerie française, de trois pièces de canon, 4 canons de 24 livres et 2 de 12. Deux de ces canons auraient été enlevés par les bourgeois de Remilly : l’un fut emporté par les Prussiens en 1814, l’autre servit aux fêtes nationales jusqu’en 1880 ! Tous les drapeaux (12) furent ramenés à Sedan, comme trophées de guerre. Cette victoire sera de courte durée pour les Sedanais puisqu’ils sont défaits à Donchery le 31 juillet 1641 et parce que la France annexe Sedan - jusqu’alors principauté indépendante - le 29 septembre 1642, à la suite de l’échec du complot de Cinq-Mars et de De Thou. De cette bataille de la Marfée, subsiste une empreinte toponymique : la Corne de Soissons, en souvenir de l’infortuné comte tué lors des combats.

Le cimetière militaire Français de la Marfée
Le cimetière militaire français abrite des soldats de la première guerre mondiale :
1200 dans une fosse commune et 528 dans des tombes individuelles. Les 26, 27 et 28 août 1914 des régiments bretons et vendéens résistent et repoussent l'ennemi : ils ne battront en retraite que sur ordre de l'état-major.
Le colonel Marolles meurt le 27 août, ses dernières paroles furent : "Je meurs content, mes soldats sont des braves".
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Info parcours
Arriver au point de vue, rejoindre le chemin sur la droite et descendre par le GR vers Wadelincourt et la place de la Mairie.

Nécropole nationale des 3 guerres - La Marfée
Situé sur la commune de Noyers-Pont-Maugis, le cimetière national de "La Marfée" regroupe les dépouilles de soldats morts pour la France lors de la bataille des Ardennes en août 1914 et lors de l'ultime mouvement offensif de 1918 vers la Meuse. Créé au lendemain des combats, le cimetière est réaménagé en 1920, puis rassemble d’autres corps de soldats inhumés dans le secteur de Sedan. Cette nécropole regroupe aujourd'hui 1 723 corps dont 1 202 en ossuaire et quelques étrangers (Britanniques, Roumains…). Elle jouxte un cimetière allemand créé en 1922 et comprenant 14 055 sépultures de soldats allemands de 1914-1918 et 12 788 de 1939-1945