vallée de l'our

J'ai randonné dans l'enchanteresse vallée de l'Our

Dès les premiers pas,

le charme opère

Et là-bas coule une rivière

             Randonnée pour se déconnecter dans l'enchanteresse vallée de l'Our

 

5 mins d’évasion

 

 

Depuis sa source jusqu’à la frontière luxembourgeoise, l’Our a façonné une région qui charme d’abord par ses paysages sauvages. Elle présente un relief en contraste avec des  crêtes en altitude et des vallées profondes. Un critère de choix pour le randonneur !

 

Dans une année de randonnée, il existe des journées exceptionnelles que l’on peut écrire au marqueur rouge dans son carnet. Ce jour de début octobre fut de celles-là… Tôt le matin, je pars à la découverte d’une région isolée, la haute vallée de l’Our. Dès les premiers pas, le charme opère. Quittant Ouren, la route sillonne la campagne au gré de ses humeurs, comme si elle invitait à m’arrêter à chaque virage pour admirer la vallée enchantée. À la sortie du village, en suivant le balisage des points-noeuds, je quitte la route au bord de la rivière pour remonter un joli vallon. Protégée des vents dominants par son encaissement, la petite vallée est chaude : on se croirait sur un chemin du Sud. Je remarque qu’elle présente un relief en contraste avec des plateaux aux douces ondulations et des vallons encaissés. La côte est abrupte mais au sommet, quel plaisir d’admirer le paysage. La vue qui s’étend au-delà de la frontière n’est qu’une succession de collines et de vallées encaissées : l’Eifel, cet autre massif forestier, prend le relais de l’Ardenne.

Que j’apprécie cette douceur de vivre qui se dégage dans cette vallée paisible !

Des sentiers perdus

 

Je m’engage sur un petit sentier plongeant à travers les genêts et les broussailles. En pleine forêt, une large clairière me permet de distinguer une prairie où la pratique de l’abissage était, au XIXe siècle, largement utilisée. Les fonds des vallées ardennaises, pauvres en éléments minéraux, étaient régulièrement irrigués par de petits canaux.

À la fin de l’hiver, les eaux plus chaudes, provenant des ruisseaux proches, réchauffaient alors les prairies encore prises par le gel. Cette technique favorisait une récolte de foin précoce. Grâce à cette technique agro-pastorale, nombre de plaines ardennaises possèdent toujours une richesse biologique exceptionnelle.

 

Que j’apprécie cette douceur de vivre qui se dégage dans cette vallée paisible ! Sur ma route, les prairies humides en friche offrent des lieux de nidifications pour les traquets tariers, pipits farlouses, bruants des roseaux, bergeronnettes printanières ou busards des roseaux : la vie foisonne et m’émerveille.

 

Dans Stubach, se situe une adresse excessivement sympathique : le Zuraltenmuehle. Je m’arrête pour me rafraîchir. Passablement endolori par le bien être de cet instant magique, il me faut cependant quitter cette douce torpeur : la suite de la balade m’attend. Elle va s’avérer passionnante !

Randonnée de l'Our
randonnée de l'our

La haute vallée de l’Our

 

La variété du parcours va m’accompagner tout au long de cette randonnée. Sur le sentier, la nature porte les traces des diverses activités agropastorales qui se sont succédé au fil des siècles. A contrario, les bois de feuillus rappellent la forêt d’origine. Ces essences subsistent encore dans les vallées étroites et abruptes de ces petits affluents de l’Our, difficilement accessibles pour une exploitation forestière, mais pas pour le randonneur ! Ainsi, le petit vallon creusé par le ruisseau m’entraîne dans l’univers sauvage de l’Ardenne. Aucun bruit ne vient troubler ma longue ascension. Je vais le constater tout au long de cet exceptionnel itinéraire : l’impression de parcourir une terre sauvage est présente, partout. Cette partie de l’extrême est Belgique que je sillonne est désenclavée, loin de tout grand axe de communication. A l’est comme au sud, les massifs ardennais et de l’Eifel font force de loi.

Des frontières que l'on traverse à notre guise

La lumière d’octobre se diffuse à travers les feuilles et présente de forts contrastes qui m’éblouissent : sur le sol, le chemin est ponctué de taches lumineuses qui m’ouvrent la route. J’évolue toujours dans la forêt où j’ai l’impression de ne jamais en sortir. La sauvagerie des lieux se confirme quand je longe un site de castors. Parfois, je quitte le chemin principal, bien tracé, pour suivre quelques vieux passages qu’emprunte maître goupil ou le chevreuil. J’ai le sentiment d’être le premier à marcher sur ce sentier secret qui poursuit sa dégringolade vers la vallée de l’Our. De marches en éboulis, je passe outre les racines et les endroits humides. Enfin me voici au pied de la rivière. Dans le bas de la vallée se rejoignent trois frontières : celles de la Belgique, de l’Allemagne et du Luxembourg. Avec douceur, les méandres de la rivière me ramène jusqu’au village. Après avoir traversé l’Our, j’entre dans une prairie non fauchée, constellée de fleurs. Au loin, le soleil de cette fin de journée éclaire Ouren et révèle le paysage merveilleux de ce coin d’Ardenne peu connu, lieu de joie pour tous les amoureux de la randonnée.

Notre idée restaurant du bord de l'eau

 

Zuraltenmuehle

A Stupbach, le restaurant se situe, sur la droite, à quelques mètres seulement de la frontière allemande. L’endroit est idyllique : on y mangerait presque les pieds dans l’eau ! La cuisine du restaurant reflète la diversité de la région. Les plats régionaux s'inspirent d'une touche de cuisine française et mettent l'accent sur les produits provenant des fermes de l’Eifel et des truites de l’Our. La carte propose également des plats plus légers.

Tél. +49 (0)65 59 223

www.zuraltenmuehle.com

 

Vivre cette expérience

 

Les Cantons de l’Est sont quadrillés par un tout nouveau réseau de balisages points-nœuds. A vous de télécharger et de composer votre propre itinéraire grâce au planificateur de randonnées, disponible sur le site go.eastbelgium.com . Pour cette randonnée, nous avons suivi les points-nœuds suivants : 17, 20, 24, 82, 81, 11, 78, 80, 35, 81, 25, 14, 10, 18, 33 et 17.

Départ à Ouren, soit une balade de 20,7 km pour une longue et belle journée de randonnée.