All our hiking trails
The hiking trails in the Ardennes are as diverse as the landscapes they traverse. Whether you are looking for a peaceful hike in the heart of the forest, along a river or through authentic villages, the Ardennes offers a multitude of choices! The routes are adapted to your level and your desires.
Choose your hike, put on your boots and enjoy!
Le Plateau d'Illy





Au cœur de l’Ardenne sedanaise et de son histoire, le plateau d’Illy et ses alentours se prêtent merveilleusement bien à une promenade tout autant forestière que champêtre.
Départ
Parking du mémorial
Arrivée
Parking du mémorial
Ambiance
Les chemins des contrebandiers :
Voici le coeur de la Sylva Aduina la forêt profonde évoquée par Jules César dans sa Guerre des Gaules. Près d'Illy, le bois Talot fut le refuge des Trévres et des Eburons, deux tribus gauloises qui donnèrent beaucoup de fil à retordre à l'illustre conquérant romain. Autre époque, autre guerre. C'est aussi autour d'Illy que l'artillerie prussienne fit subir, en 1870, à l'armée française une de ses pires humiliations. Dans les écoles militaires, ce désastre fut longtemps évoqué comme "un Verdun avant l'heure". Jusqu'en 1950, les chemins forestiers qui parcourent la contrée furent également parmi les préférés des contrebandiers qui rapportaient de Belgique tabac, chocolat et café vert. En 1990, les 140 kilomètres de frontières ardennaises, qui séparent la France de la Belgique, comptaient près d'un bureau de douanes tous les trois kilomètres !
Accès routier
Floing, à 3km au nord de Sedan par la D5
Parking conseillé
Parking du Mémorial, Chemin de l'autel de la Patrie
Yes. Chiens tenus en laisse et n’oubliez pas vos sacs à popos ;)

IGN Map

Aerial Photos / IGN

Slope Map (IGN Plan)

Map 1950 / IGN

State Major Map (1820-1866)

Open Street Map
08000 Charleville Mezieres
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Départ
Départ au niveau du parking du Mémorial des Chasseurs d’Afrique. Partir en direction de la Stèle Weimar et continuer tout droit jusqu’à atteindre un bois puis un carrefour de quatre chemins.

Mémorial des chasseurs d'Afrique
L’artillerie prussienne et bavaroise, plus nombreuse et plus efficace, neutralise rapidement l’artillerie française puis, par ses tirs terriblement efficaces, elle massacre impunément nos magnifiques régiments de Chasseurs d’Afrique, de Hussards, de Cuirassiers...
Les cavaliers du général Margueritte ne peuvent charger que pour l’honneur dans une situation désespérée, mais leurs charges héroïques, sont les dernières et les plus pathétiques de l’histoire de la cavalerie française.
Le Mémorial et les stèles des douze régiments des Chasseurs d’Afrique qui s’échelonnent à droite et à gauche du monument central sont bien dédiés à la mémoire des Chasseurs d’Afrique, mais ce monument, dû au sculpteur Emile Guillaume, porte dans toute sa largeur la grande inscription « A l’honneur de la cavalerie française » qui ne laisse aucun doute sur l’importance nationale de ce haut lieu. On l’appelle également « les braves gens » pour rappeler que le roi de Prusse, Guillaume Ier, admiratif devant cet héroïsme n’avait pu s’empêcher de s’écrier « Ah, les Braves Gens », en suivant la bataille à la jumelle du chemin des Romains à Frénois.
Au pied du monument ont été regroupés sous une grande dalle, en 1950, le corps du lieutenant-colonel de Liniers qui commandait le 3ème régiment de Chasseurs d’Afrique et ceux d’environ 150 officiers et cavaliers tombés pendant les charges. Ils étaient auparavant inhumés au pied du plus ancien chêne de Sedan entouré d’un enclos qui reste encore aujourd’hui un lieu de mémoire et de recueillement, au lieu dit « Fond de Cazal ».

La Croix Margueritte et la tombe de Camille de Varaigne
La succession de trois commandants en chef en trois heures de temps et les ordres du sage général Ducrot suivis des contre-ordres du général de Wimpffen inconscient de la situation désorganisent profondément l’armée française.
L’étau germanique refermé et l’artillerie française anéantie, l’infanterie allemande commence à gravir les coteaux du Terme vers 2 heures de l’après-midi. Pour stopper l’avance ennemie, on jette la division de cavalerie française du général Margueritte dans la fournaise.
Par trois fois, le général Margueritte va lui-même reconnaître les positions ennemies qui sont à 400 mètres et c’est au moment où la charge va s’élancer qu’il est blessé mortellement, à proximité de l’auberge du Terme. Le général de Gallifet lui succède immédiatement, tous veulent venger leur chef, en particulier le 1er régiment de Chasseurs d’Afrique qu’il avait commandé.
Les tirailleurs allemands sont bousculés, mais la charge est brisée, la mêlée devient générale. Hommes et chevaux tombent couverts de boue et de sang, le lieutenant-colonel de Liniers qui commande en second le 3ème régiment de Chasseurs d’Afrique est tué ainsi que deux de ses officiers, le commandant de Varaignes, et le capitaine Albaret du 1er Hussards et de nombreux autres. Le ralliement des survivants de la division se fait sur les positions de départ à partir desquelles, héroïques, ils repartent à la charge, mais les vagues de l’infanterie allemande ne cessent de déferler.
Ducrot s’adressant une dernière fois au successeur du général Margueritte lui dit : « Allons, mon petit Gallifet, encore un petit effort » et celui-ci lui répond « tant qu’il en restera un... » Ces combats acharnés durent près de deux heures pour se terminer vers 4 heures et quart, sauf pour le commandant d’Alincourt et la soixantaine de ses cuirassiers qui se lancent, sabre au clair, dans une ultime charge suicidaire, de Gaulier à Saint Albert, charge de gloire et de désespoir.
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Info parcours
Arriver à l’intersection, prendre à gauche et descendre jusqu’à la ferme.
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Info parcours
À la ferme, avant le village d’Illy, monter à droite. Au carrefour, prendre à gauche puis au carrefour suivant, prendre à droite jusqu’au hameau d’Olly.

Calvaire d'Illy
Ce lieu-dit dont le splendide panorama domine le village d’Illy a certainement été fréquenté depuis des siècles par les villageois des alentours comme un haut lieu où souffle l’esprit. Le calvaire d’Illy ne pouvait manquer d’attirer l’attention du général Margueritte au début de l’après-midi du 1er septembre 1870 alors qu’il rassemblait sa division en prévision d’une charge de plusieurs milliers de cavaliers dans l’espoir de bousculer les fantassins allemands qui gravissaient les pentes du plateau du Terme.
Vers 14h30, il fit avancer au petit trop ses troupes jusqu’à 400 mètres de l’ennemi en allant lui-même, par trois fois, reconnaître ses positions. C’est au moment où la charge s’élançait qu’il sera mortellement blessé à proximité de l’auberge de Terme.
Le général de Galliffet lui succéda immédiatement et prit avec fougue la tête de cette charge héroïque, car tous ces cavaliers voulaient venger leur chef et, tout particulièrement ceux du 1er Régiment de chasseurs d’Afrique qu’il avait commandé antérieurement.
Ce fut la dernière grande charge de la cavalerie française dont la mémoire est conservée par le mémorial des Braves Gens.
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Info parcours
Arriver à Olly, aller tout droit jusqu’au château. Monter tout droit sans prendre en compte les chemins de droite et de gauche jusqu’à atteindre le lieu-dit “La Belle Taille” en haut de la côte.

Ancienne filature du Warcan
Au début du XIXᵉ siècle, le site de Warcan abrite une fabrique de forces à tondre, transformée en filature au cours du siècle. Il appartient successivement à Gauchez-Dagand, Lécluse, Pingard, puis Rousseaux. En 1944, Pierre Rouy en est propriétaire sous la raison sociale Société Anonyme de Filature et de Tissage de Sedan.
La plupart des bâtiments actuels, datés du XXᵉ siècle, sont reconvertis en habitations, garage et discothèque. Le site, traversé par un bras de la Givonne, inclut un bassin de retenue utilisé comme pêcherie et un système de vannage encore visible. Les ateliers principaux, en moellon calcaire, possèdent une charpente métallique sur poteaux en fonte. Des bâtiments secondaires, en parpaing de béton, bordent une voie interne près de la Givonne.

Maison Forte n°11 de la Hatrelle
La Maison Forte n°11, dite de la Hatrelle, est un poste défensif routier avancé situé près de la frontière belge dans les Ardennes. Conçu pour surveiller les voies d'accès, retarder d'éventuelles attaques surprises et alerter la ligne principale de résistance, il se compose d'un blockhaus pour canon antichar et FM, surmonté d'une maison servant de logement à sa garnison.
Armé d'un canon de 37mm, de fusils-mitrailleurs, de grenades et de mines antichars, le poste est tenu par seulement six hommes — un sous-officier, un caporal et quatre soldats — appartenant à la 15e Compagnie du 147e RIF.
Le 12 mai 1940, le sergent Lhernoux, n'ayant reçu aucun ordre d'évacuation, se retrouve soudainement face aux blindés de la Kampfgruppe Krüger. La position, judicieusement installée en contrebas d'une colline face à un pont qui vient d'être détruit, se révèle redoutable. Les deux premiers blindés allemands sont détruits en quelques minutes. Barbelés, mines antichars et relief empêchent tout contournement. Pendant trois heures, une poignée d'hommes armés d'un vieux canon de 1916 stoppe une colonne blindée ennemie, jusqu'à ce qu'un ordre de repli soit finalement transmis par un cavalier du 12e GRCA.
Aujourd'hui, la maison forte est en ruines.
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Info parcours
Emprunter le chemin à gauche. Continuer tout droit sur le chemin principal et, après avoir franchi un second passage entre deux roches, tourner immédiatement à droite. Arriver à une route forestière, prendre à gauche.
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Info parcours
Laisser les ruines de la maison forte de la Hatrelle sur la droite et monter le chemin. Dans le premier virage à gauche, emprunter le petit chemin montant à droite. Au point haut avant la descente sur Fleigneux, prendre le chemin à gauche jusqu’à une intersection de plusieurs chemins.

Maison Forte n°12 d'Olly
À quelques centaines de mètres de là se trouve la Maison Forte n°12, dite MF12-Olly, construite en 1938 sur la commune d'Illy par des entreprises civiles sous maîtrise d'ouvrage militaire. Rattachée au même Secteur Fortifié de Montmédy, sous-secteur de Sedan, quartier de Frénois, elle appartient au même dispositif défensif et est tenue par les mêmes éléments de la 15e Compagnie du 147e RIF.
Son armement est légèrement différent : elle dispose d'un créneau pour canon antichar ou FM, quatre créneaux pour FM, deux créneaux de fusillade et deux goulottes à grenades.
Contrairement à sa voisine, la MF12 a traversé les décennies sans trop de dommages apparents : elle a été transformée en maison d'habitation et reste aujourd'hui debout, bien que dans un état incomplet.
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Info parcours
Arriver à l’intersection, prendre le chemin à droite qui passe à travers champs pour retrouver la D129.

Le château d'Olly
Le château d'Olly est une maison de maître construite vers 1830, probablement sur l'emplacement d'un ancien moulin. Il est niché à la confluence de la Hatrelle et de la Givonne.
Son passé industriel est marqué d'abord par une briqueterie, attestée dès 1858, puis surtout par une filature, activité principale du site. Cette industrie textile s'inscrivait dans la dynamique de la région sedanaise, réputée pour ses tapis Point de Sedan, et bénéficiait de la force hydraulique des deux rivières ainsi que du passage de la ligne de chemin de fer « Le Bouillonais ». Une turbine électrique alimentée par un système de canaux et d'étangs fournissait l'énergie nécessaire aux ateliers.
Le château est aussi un lieu chargé d'histoire : il accueillit l'ambulance hollandaise lors de la bataille de Sedan en 1870, et fut le théâtre d'exécutions sous l'Occupation, notamment l'assassinat du gendarme résistant Jacques Wenzel le 28 août 1944, commémoré par une stèle.
Les activités industrielles prirent fin au début du XXe siècle, entre une tornade dévastatrice en 1905 et un incendie en 1908 qui détruisit les annexes de la filature, laissant une quarantaine d'ouvriers sans emploi.
Acquis en 1961 par le peintre Lucien Ardenne, puis en 2015 par Jérôme Counet et Jérôme Antoine, le château fait aujourd'hui l'objet d'une restauration.

La Stèle Weimar
Cette stèle en marbre blanc surmontée d'une croix est l'un des rares vestiges du champ de bataille de 1870 à porter une inscription en langue allemande.
Elle a été érigée par les anciens du 94ème Régiment d'Infanterie de Weimar, « Grand duc de Saxe » qui, arrivant de la vallée de la Givonne, tiraillaient sur le flanc ouest de la cavalerie française au moment des charges de la Division Margueritte.
Le prince de Saxe est en effet à la tête d'une des deux armées ennemies dont la stratégie est de prendre en tenaille l'Armée de Chalons : l'Armée de Bazaine restant encerclée à Metz, Mac Mahon ne dispose que de 120 000 hommes contre les armées du prince de Prusse et du prince de Saxe, soit 240 000 hommes et une artillerie invincible.
Pendant que les Prussiens et les Bavarois s'emparent de la rive gauche de la Meuse, les Saxons au nord se rapprochent de la rive droite sur les arrières des forces françaises.
Le texte allemand de ce monument commémoratif évoque le souvenir des fantassins saxons morts au combat le ler septembre 1870 et de ceux qui ont succombé des suites de leurs blessures dans les Lazarets de Floing, Vrigne aux Bois, Saint Menges et
Donchery.
Il se termine par ces mots : Friede sei Ihrer Asche Ehre Ihren Andeken (Paix à leurs cendres, Honneur à leur mémoire).
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Info parcours
Descendre la D129 sur 40 mètres, puis prendre le chemin descendant sur la droite jusqu’à retrouver la D205.
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Info parcours
Prendre à droite, puis tourner à gauche dans la première rue. Monter la rue de la République qui longe le cimetière de Floing.
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Info parcours
Tourner à gauche et emprunter la route de Givonne pour rejoindre l’embranchement du début de balade qui mène à la Stèle Weimar.
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Info parcours
Arriver à la Stèle Weimar, tourner à droite et revenir au parking du mémorial des Chasseurs d’Afrique.