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Parcours au travers des patrimoines: Visite du village de Sohier





BIENVENUE à Sohier ! Ici, aux confins de la Famenne et de l'Ardenne, vous êtes plongés dans un environnement verdoyant duquel émerge une silhouette teintée de gris qui a tout pour plaire, le clocher de l'église Saint-Lambert. N'hésitez pas à faire quelques pas pour découvrir, d'un coup d'œil, le petit village de Sohier qui défile en une seule et large rue. Une rue où flotte comme un air de famille tant les maisons caractéristiques de l'habitat famennais affichent d'évidentes ressemblances... En cheminant au gré de cette voie principale, votre regard ne saura plus où se poser. Tantôt il sera séduit par les multiples points de vue sur un paysage très ouvert et varié, tantôt il ne pourra résister à la tentation de se pencher d'un peu plus près sur les richesses patrimoniales qui s'égrènent en bord de route : l'ancienne école, l'église Saint-Lambert et enfin, dissimilé sous les frondaisons, le château. La belle saison venue, il n'est pas un recoin du village qui échappe aux chatoyants coloris d'un habile fleurissement !
Sohier, un des plus beaux villages de Wallonie, déroule son tapis de bâtisses grisées le long d'un crête calcaire s'étirant d'ouest en est. Ce circuit d'interprétation vous invite à découvrir ce beau patrimoine.
1) Eglise
2) Ancien presbytère
3) Ferme bicellulaire
4) Ancienne école
5) Modeste maison
6) Prairies
7) Ferme en long
8) Chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs
9) Château et son parc
10) Mare
11) La Calestienne
12) Le village de Sohier
13) Ferme multicellulaire
14) Ferme quadricellulaire
Pendant la saison estivale, le village se colore de couleurs de fête et de fleurs. Les villageois vous proposent de découvrir la richesse horticole des nombreux parterres qui ponctuent les rues du village mais également des créations florales exceptionnelles.
La carte de la balade, disponible à l’Office du tourisme, reprend plus de 30 points d’intérêt patrimoniaux, paysagers, ou encore spécifiques aux diverses plantations florales.
Pour plus d'informations: https://beauxvillages.be/villages/sohier/
Signalétique
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Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Carte 1950 / IGN

Carte de l'état-major (1820-1866)

Open Street Map
6870 Saint-Hubert
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Visite du village de Sohier: Eglise
Un panneau gravé en façade, daté de 1870, situe la reconstruction et l'agrandissement de l'église de Sohier. De style éclectique, celle-ci présente des références romanes appuyées, illustrées par la tour du clocher, les contreforts des bas-côtés, les baies géminées en plein-cintre et la composition des vitraux. Faute de place et par mesure d'hygiène, le cimetière qui l'entourait est déplacé au pied du village, sous la rue Basse. A l'intérieur subsiste toutefois un monument funéraire du 16ème siècle en marbre noir et blanc, du seigneur de Sohier Ian de Ghenart ( mort en 1590 ) et de son épouse Marie D'Awen ( morte en 1588 ).

Les Tables de la Pause Verte
Petit restaurant d'une vingtaine de couverts , au cachet rustique , et chaleureux.Cuisine du terroir et savoureuse, avec une grande sélection de vins.En privilégiant les producteurs locaux et les récoltes de fruits , de légumes , d'aromates de la Pause Verte.Il sera possible , sur la terrasse de déguster, un bon verre mais également d'y apprécier glaces artisanales , gourmandises sucrées et de prendre du bon temps autour de notre ferme.
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Visite du village de Sohier: Ancien presbytère
Le presbytère adopte un style architectural proche de celui de l'église et s'écarte délibérément de celui des fermes villageoises. Classique dans son organisation, un couloir central donnant accès aux pièces situées de part et d'autre, l'entrée est marquée par un léger ressaut et coiffée d'un pignon dépassant la corniche.La façade à rue aux angles chainés en pierre taillée, est constituée de pierres calcaires équarries. Le mur pignon, en moellons de grès, témoigne d'un souci d'économie de matière et de main-d'œuvre.

Les Saisons de la Photo: Sohier - Le long de la drève des Tilleuls
Les Saisons de la PhotoOrganisées depuis 2015, les « Saisons de la photo » sont des expositions en plein air de photos nature visibles toute l'année et installées dans les 6 communes de la Grande Forêt de Saint-Hubert (communes de Libin, Libramont-Chevigny, Nassogne, Saint-Hubert, Sainte-Ode et Tenneville). Les 500 photos exposées sont renouvelées chaque année, à la fin du mois de mars. Sites patrimoniaux, espaces naturels, petits villages ardennais,... les sites d'expositions plein de charme mettent en valeur le travail des photographes passionnés qui ont accepté de partager avec nous leur amour pour la Nature. Procurez-vous gratuitement le dépliant d'expositions dans les bureaux de tourisme locaux et partez à la découverte de plus de 500 photos nature !
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Visite du village de Sohier: Ferme bicellulaire
En retrait de la voirie, ce volume compact se compose simplement de deux cellules. A la différence de la maison bicellulaire classique du manouvrier, cette modeste ferme n’allie pas les deux cellules de base « logis et étable » mais bien un logis et une grange. Cette disposition particulière pourrait trouver une réponse dans la présence de pierre d’attente au coin gauche de la façade. Ces pierres évoquent le souhait des propriétaires d’agrandir un jour leur bâtiment. Le langage populaire les a joliment baptisées « s’il plait à Dieu » ou « si Dieu le veut ».D’autres indices formulent une hypothèse différente. D’après les relevés cadastraux, cette maison date du début du 20e siècle. Une ancienne carte postale de la même époque laisse entrevoir une cellule d’étable dans le prolongement de l’édifice. Il se peut donc qu’à l’origine ce bâtiment comptait trois cellules, l’étable ayant disparue par la suite. Au portail de la grange, un millésime marque d’ailleurs la date des travaux de rénovation : 1988.

Le point de vue de la Croix Victoire à Sohier
La table d’orientation nous montre que la vue s’étend en perspective sur la Calestienne ("Tiennes" de Wellin, Carrière des "Limites").Ce qui s’impose ici, c’est toute la partie basse du village de Sohier.Quant à la Croix Victoire, elle se dresse à 400m. d’ici, à gauche de la route.C’est là que nous quittons cette route pour gagner Fays à travers la forêt.
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Visite du village de Sohier: Ancienne école
Construite en 1879, l'ancienne école est remarquablement située au carrefour des principales rues du village : château, église et école constituaient la charnière même de l'organisation sociale de la communauté. Au temps où Sohier formait une commune avec les sections de Fays-Famenne et de Froidlieu, la "maison communale", où le Conseil tenait ses réunions, se situait à l'étage au-dessus de l'école. L'architecture de ce bâtiment, d'allure bourgeoise, reflète bien l'importance de sa mission. Il abrite l'instituteur avec sa famille et une classe unique où se côtoient filles et garçons. La mixité n'est cependant pas admise pour les récréations. Une cour se trouve à droite et l'autre à gauche du bâtiment de l'école avec des sanitaires distincts. La hauteur des pièces et des fenêtres la distingue des maisons contemporaines. Ceci reflète le souci de procurer aux occupants une lumière abondante et un volume d'air suffisant, conformément aux normes de l'époque qui voulaient aussi que l'instituteur dispose d'une écurie pour son cheval, d'un fenil et d'une remise pour sa provision de bois. L'école communale rurale n'existe plus, mais le bâtiment est aujourd'hui réaménagé en laboratoire de la vie rurale.

Sohier, Un des Plus beaux villages de Wallonie
Sohier, Des fleurs et des couleursLe bleu, le rouge, le mauve, le jaune papillonnent sur les façades des maisons de la rue principale. A Sohier, les fleurs tiennent le haut du pavé autant que le château.Sohier est un petit village aux confins de l'Ardenne et de la Famenne. Il offre de multiples points de vue sur un paysage très ouvert et varié ainsi que sur ses richesses patrimoniales telles que l'église Saint-Lambert, ses fermes traditionnelles, ses bâtisses en pierre calcaire, son château privé et son parc... autant de caractéristiques qui lui ont valu l'octroi du label en 1996.La plupart des maisons sont des bâtisses du XIXe siècle construites en pierre calcaire et le jeu de leur implantation donnent beaucoup d'homogénéité à cet espace-rue bien agréable à parcourir.Le château du XVIIe siècle, rénové dans la seconde moitié du XIXe siècle, présente un très beau parc aux essences choisies. Il faut aussi voir la Chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs (1860), dite Chapelle de Barzin, et la jolie allée de tilleuls qui y conduit.D'autres lieux à ne pas manquer? le Gros Chêne, l'école et le presbytère de l'église Saint-Lambert (1870) avec ses deux volets provenant d'un polyptyque en bois du XVe et un monument funéraire armorié en marbre.À Sohier, les villageois prennent plaisir à fleurir les devantures et garnir leurs parterres.En été, profitez de cette richesse horticole grâce au circuit "La balade des fleurs" de 5 km. Vous y découvrez Sohier et ses alentours en habits de fête et de fleurs.
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Visite du village de Sohier: Modeste maison
A l'angle de deux rue, la modeste bâtisse en moellons blanchis apporte un éclat de lumière dans le village aux tons grisés. Edifiée au cours du 19ème siècle, la maison est protégée par une bâtière d'ardoises mauves à deux versants. L'exiguïté de la parcelle bâtissable a abouti à la construction d'un étroit volume composé de deux niveaux de trois travées de largeur irrégulière. Le logis s'identifie par la porte d'accès et la proximité de ses deux travées d'ouvertures. Afin d'accroitre l'apport de lumière dans les pièces, le pignon à rue est percé de fenêtres. A droite du logis, les baies ont subi quelques modifications et pourraient être les témoins d'une ancienne étable. L'habitation monobloc était à l'origine une maison de manouvrier. Disposant de peu de biens, ces personnes travaillaient comme artisan ou ouvrier à la ferme du château et d'autres grandes propriétés dans le cadre de travaux agricoles saisonniers. Dans la société rurale d'autrefois, les manouvriers ou les journaliers représentaient une frange importante de la population villageoise.
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Visite du village de Sohier: Prairies
Derrière la zone réservée aux habitations, se trouve un paysage verdoyant composé principalement de prairies. Nombre d'entre elles sont encore bordées de haies vives formées essentiellement de prunelliers et d'aubépines. Aux prairies succèdent les terres de culture : les céréales cultivées sont l'avoine, l'orge et l'épeautre. Ces dernières années, le maïs s'impose de plus en plus. En 1841, l'implantation générale de l'habitat est celle que nous connaissons actuellement mais à cette époque, les maisons sont, pour la plupart, en bois et torchis et couvertes de chaume. Les maisons sont alignées et contiguës. L'influence de la Famenne est en cela très sensible ici. Jusqu'au 20ème siècle, à peu près chaque habitant possédait du bétail. Le mari allait généralement travailler comme ouvrier journalier ou était artisan mais cultivait quelques terres. Il y avait plusieurs petites fermes. Dans ces terres, la culture de céréales n'est pas d'un bon rapport. Ce sont donc des fermes d'élevage. Actuellement, il existe encore quelques fermes qui fabriquent encore le beurre qu'ils vendent.
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Visite du village de Sohier: Ferme en long
Cette ferme arbore une silhouette allongée. Datée de 1866 par ancres au cintre de la grange, elle reflète la prospérité relative du village à cette époque. A l'origine tricellulaire, le bâtiment est gonflé de deux étables. En façade, la différence de mise en œuvre des moellons calcaires, partiellement réglés et partiellement assisés, en témoignent. Les progrès de l'élevage dans cette région aux sols humides moins propices à la culture expliquent cette extension. Le net déséquilibre de surface entre les maçonneries et la toiture donne à cette bâtisse l'allure verticale des constructions élevées dans la deuxième moitié du 19ème siècle. En façade, les vides et les pleins s'opposent. Les maçonneries davantage percées du logis en double corps répondent aux maçonneries plus fermées des dépendances. La mitoyenneté de l'habitation entraîne une succession de devant-de-porte en relation continue avec la rue. Etablie en léger recul par rapport à la rue, cette séquence définit un espace ouvert sur l'espace public et libre d'usage privé. Qualifié d'usoir, il servait jadis à l'entreposage du matériel agricole et au stockage.
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Visite du village de Sohier: Chapelle N-D des Sept Douleurs
Situé sur le chemin de Sohier à Barzin, ce petit monument de style néogothique est dédié à la Vierge des Sept douleurs. Lors des troubles qui, dans la Flandre, suivirent la mort de Marie de Bourgogne (+ 1482), Jean de Coudenberghe fit placer en trois sanctuaires une image où l'on voyait Notre-Dame assistant à la sépulture de son fils. Une inscription accompagnait le tableau; elle précisait que Marie avait souffert principalement en sept circonstances : la prophétie de Siméon, la fuite vers l'Egypte, la perte de Jésus, la montée au calvaire, le crucifiement, la descente de la croix, la mise au tombeau. De grands mouvements de piété se produisirent autour des ces images. Edifiée vers 1860 par les châtelains de Sohier, la chapelle occupe l'extrémité d'une crête pierreuse et aride. Une longue allée d'environ 200m ourlée de 38 tilleuls, mène au sanctuaire. Le tilleul était autrefois l'objet d'une vénération particulière, après la pluie, sous son ombrage, on déposait les enfants malades de la fièvre parce que les gouttes qui tombaient de ses feuilles avaient, dit-on, un pouvoir de guérison.Les années de grande sécheresse, on processionnait à cette chapelle pour obtenir de la pluie.
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Visite du village de Sohier: Le château et son parc
Sur des bases vraisemblablement très anciennes, autrefois entouré de douves et accompagné d'une ferme, le château est organisé autour d'une cour intérieure quadrangulaire. Le château était anciennement entouré de douves qui furent comblées à la fin du 19ème siècle. Au Nord se trouvait la grande ferme avec ses dépendances qui fut rasée en 1926.Après la guerre de 40-45, la tour carrée fut débarrassée de son décor néo-gothique et la façade sud fut allégée d'un étage supplémentaire et d'un toit qui l'alourdissait. L'élévation de la construction est assurée par les trois tours en calcaire bleu. Aux deux tours cylindriques et symétriques sur trois niveaux répond la puissante tour carrée des quatre niveaux. Tous implantés dans le parc du château, une quinzaine d'arbres remarquables sont repris à l'inventaire dendrologique de la Belgique. C'est un chiffre élevé par rapport à la superficie du parc mais il faut souligner que, parmi ces 15 spécimens, trois sont repris comme spécimens à "deux étoiles", c'est-à-dire comme "champions de Belgique":- un Jilja (tilleul) à grandes feuilles,- un Fagus (hêtre)- un Ulmus (orne) dont la circonférence était de 4,22 m et de 50 m de hauteur.Dans le parc du château, vous y retrouverez une quinzaine d’arbres remarquables tels que :- un Abies nordmanniana (sapin du Caucase)- un Quercus robur (chêne pédonculé)- un Acer saccharinum ‘Laciniatum’ (érable argenté à feuilles laciniées)- un Carpinus betulus ‘Fastigiata’ (charme commun à port fastigié)- un Fagus sylvatica ‘Laciniata’ (hêtre commun à feuille lacinées)- un Fagus Sylvatica (hêtre commun)- un Quercus x heterophylla (chêne hybride de Bartam)- un Saquoiadendron giganteum (sequoia géant)- un Ilex aquifolium (houx commun)- un Fraxinus excelsior (frêne commun)- un Pinus parviflora ‘Glauca’ (pin du Japon)- un Fagus sylvatica ‘Pendula’ (hêtre pleureur)- un Liriodendron tulipifera (tulipier de Virginie)- un Fagus sylvatica purpurea (hêtre pourpre)- un Acer campestre (érable champêtre).
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Visite du village de Sohier: Mare
Située au lieu dit «l’abreuvoir», cette mare, qui possède sa propre source, était déjà reprise sur la carte IGN de l84l. Elle avait probablement été créée en mêmetemps que la chaussée Marie-Thérèse, qui lui servait de digue, pour abreuver les animaux de charroi. Elle eut ensuite son utilité pour abreuver tant le gros bétail que les chèvres et les moutons, étant le lieu de rendez-vous final, avant le départ vers les pâturages, duherdier et du berger qui, partant du bas du village, rassemblaient le bétail de chaque maison pour le mener au pâturage communal. Cette mare présente une végétation aquatique abondante. Hélas menacée par une épaisse couche de vase liquide produite par l’Elodée (Elodéa canadensis), planteimportée du Canada. Cette plante est responsable également de la raréfaction des invertébrés aquatiques car elle colonise toute la profondeur de l’eau libre en éliminant toute autre forme de vie. En ce qui concerne la faune, la grenouille verte et le triton ponctué subsistent mais le triton crêté tend à disparaître. Des aeschnes et des demoiselles peuvent s’y observer et la poule d’eau réside en permanence surle site. Depuis quelques années, la mare est le lieu de rendez-vous printanier d’un couple de Bernache du Canada.
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Visite du village de Sohier: La Calestienne
La Calestienne une région très étroite, intercalée entre la Fagne-Famenne et l’Ardenne. Toute son originalité tient à la présence de roches calcaires dans le sous-sol.Ces roches, en alternance principalement avec des schistes, se sont mises en place dans les mers chaudes de l’ère primaire, à partir du Dévonien moyen, il y a 370 millions d’années. Elles forment aujourd’hui le soubassement d’un plateau échancre qui, sur quelques kilomètres de large, s’allonge depuis Trelon (France) jusqu’à Louveigne en passant par Chimay, Givet, Han-sur-Lesse, Rochefort, Barvaux et Remouchamps. L’origine du mot « Calestienne » est souvent attribuée au toponyme « tienne ». Les tiennes sont ces fameuses buttes calcaires dont la succession parait si caractéristique de la région. Elles étaient autrefois tapissées de pelouses sèches et représentaient le terrain de parcours du troupeau de moutons que chaque village possédait. En fait, le terme Calestienne, dénomination géographique relativement récente, dérive du wallon « calistiene ». Cela provient du germanique « Kalkstein » et désigne la pierre calcaire, la pierre à chaux.Comparée à l’Ardenne, dont le talus forestier domine au sud et à la dépression schisteuse, humide et bocagère de la Fagne-Famenne située au nord, la Calestienne présente des paysages beaucoup plus variés et attrayants. La végétation y est très diversifiée et forme une mosaïque de bois de pins, taillis de feuillus, fourrés d’épineux, pelouses calcaires, grandes cultures et prairies encore quelquefois entourées de haies vives.
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Visite du village de Sohier: Le village
Le village de Sohier appartient au type de village-rue. L’espace rue, contenu entre les façades à rue des constructions situées le long de la voirie, sert pour le stockage du fumier, l’entreposage du bois de chauffage, le stationnement des véhicules agricoles. Il est le lieu de la vie sociale du village. L’homogénéité relative des rues tient au caractère fonctionnel de l’habitat qui était un lieu de travail : bâtiments s’étendant en longueur parallèlement à la route, matériaux communs, couleurs récurrentes, structures en parallélépipède, toitures d’ardoises. En général, les façades sont en calcaire, caractéristique de la Calestienne, les pignons OUEST en grès, les pignons EST en colombages et torchis, souvent remplacé par des briques.Dans l’ensemble du village, chaque maison s’est développée à partir du schéma bicellulaire de base : logis avec grenier et étables avec fenil. La partie habitation comprend une cuisine-sal1e à manger et une pièce de réception, séparées entre elles par une grande cheminée. Pratiquement chaque habitation était flanquée d’une petite porcherie et d’un four à pain.
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Visite du village de Sohier: Ferme multicellulaire
La majorité des bâtiments de Sohier datent de la seconde moitié du 19ème siècle. Durant cette période, les conditions de vie s'améliorent et le village voit sa population augmenter. Les habitants investissent dans leurs bâtiment qui affichent avec fierté la date de leur transformation. Cette imposante ferme est datée de 1872 par les ancres placées au-dessus de l'entrée de la grange. Elle présente une cascade de volumes dotés d'un nombre impressionnant de cellules. Le logis, de deux travées sur deux niveaux et demi, est additionné d'une étable pour former le premier volume. En façade, le 19ème siècle s'exprime par la régularité des percements du logis. Dominées par ce premier bâtiment, les dépendances alignent une grange, une étable ainsi qu'une ancienne bergerie transformée en étable, témoignage de la progression continue de l'élevage dans la région. Une annexe tardive plus basse ainsi qu'un fournil et une porcherie, implantés en retour d'équerre complètent l'ensemble. Caractéristique de la Calestienne, les façades sont élevées en moellons calcaires. Les pignons ouest, plus exposés aux intempéries, sont en grès. Enfin, les pignons est sont érigés en colombage, réminiscence des anciennes techniques de construction. Le remplissage en torchis des panneaux de bois, mélange de terre et de paille, a souvent été remplacé au cours du temps par des briques.
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Visite du village de Sohier: Ferme quadricellulaire
A proximité de l’église, cette ferme de la deuxième moitié du 19e siècle, s’implante en décrochement par rapport au volume voisin. Non attenante à celui-ci, elle dégage un étonnant interstice entre les pignons. Haute de deux niveaux et demi, la bâtisse abrite sous le même toit quatre travées d’ouvertures. La simplicité de la façade favorise la lecture des ouvertures et la compréhension des fonctions qu’elles dissimulent. Les portes du logis, d’une première étable et d’une grange suivie d’une seconde étable s’alignent le long de la façade. De hautes baies à linteau droit et appui saillant éclairent le logis. La recherche d’un meilleur éclairage diurne est caractéristique du 19e siècle. L’agrandissement de la surface des fenêtres va de pair avec une simplification du langage formel qui se concrétise par des linteaux rectilignes et des piédroits monolithes.Cet intéressant bâtiment offre des nuances de couleurs, de matériaux et de mises en oeuvre. Le pignon est élevé en grès. Il combine des moellons bruts de toutes dimensions et même de très petits pour le blocage des pierres plus grosses. Malgré la diversité de format, l’aspect du mur reste marqué par une dominante horizontale. La façade principale, davantage soignée, est édifiée en moellons calcaires réglés. Elle superpose des rangées de pierres de même hauteur créant des lits horizontaux et réguliers. Des joints continus séparent les lits de pierre calcaire et rythment le mur d’autant de lignes horizontales.