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Le matrimoine sculptural de Huy





Le matrimoine désigne les biens, matériels et immatériels, ayant une importance artistique ou historique hérités des femmes.
Cette balade proposée par le collectif Les Créatrices8, qui rassemble les énergies de l'asbl Vie féminine et du Centre culturel de Huy, a pour objectif de faire découvrir les sculptrices qui se cachent derrière leur œuvre.
La volonté de ce collectif est de travailler à l'égalité des femmes et des hommes en valorisant particulièrement l'héritage artistique moins visibilisé des sculptrices exposant dans l'espace public hutois.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Carte 1950 / IGN

Carte de l'état-major (1820-1866)

Open Street Map


Maternité - de Anne-Cécile Plancq
Enfant, Anne-Cécile Plancq évolue dans une ambiance détendue où la matière et les formes font partie de son environnement. Elle grandit, entourée de son père et de sa mère artistes peintres, parmi par les livres d’art. À 5 ans, sa mère l’initie l’origami (technique d’inspiration japonaise alliant le pliage et le froissage de papier). Et, lorsqu’elle commence la céramique, son père l’encourage à aller vers un domaine artistique. C’est également à l’atelier pluridisciplinaire hutois Li Cwèrneû qu’elle enrichit sa formation artistique en dessin, en sculpture et en céramique.
Elle trouve sa voie dans le traitement des volumes tant en sculpture qu’en origami. Anne-Cécile contribua largement à faire connaitre cette technique en s’investissant dans la création du CRIMP, Centre de recherche international en modélisation par le pli. Elle a toujours partagé son temps entre son activité créative et son rôle de guide aux ateliers «Li Cwèrneû ».
Les sujets de ses œuvres sont presque toujours des corps de femme. Comme, par exemple, celle réalisée à la demande de la Ville de Huy : Maternité. Cette œuvre qui, a d’abord existé comme les autres en petit format, a été agrandie en vue de son exposition dans l'espace public.

La Baigneuse - de Mady Andrien
Mady Andrien, élève de Marceau Gillard, étudie le dessin et la sculpture à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège. Elle y enseignera entre 1964 et 1994 avant d’en prendre la direction des cours du soir entre 1994 et 2000.
Artiste figurative, elle travaille la terre cuite, le bronze, le polyester, le verre ainsi que les plaques d’acier. Dans la plupart de ses œuvres, elle traite l’optimisme dans la vie quotidienne en représentant la tendresse, l’amour, l’amitié, la joie et la détente.
Dès la fin de ses études en 1960, elle participe à de nombreuses expositions collectives en Belgique mais aussi en France, Allemagne, Pays-Bas, Bulgarie, Grande-Bretagne et Italie. Sa première exposition personnelle a lieu à Anvers en 1967. Depuis lors, plus de quarante expositions lui ont été consacrées.
À Liège, où Mady Andrien réside depuis 1948, plusieurs de ses œuvres monumentales embellissent la ville. Une des sculptures les plus connues des Liégeois est « La Piscine » située près de l’entrée de l’hôpital de la Citadelle.
Ses œuvres de plus petites dimensions sont exposées en galerie ou dans plusieurs musées comme au Musée des beaux-arts de Liège ou au Grand Curtius.

Les joueurs de billes - de Ursula Förster
Née à Saint-Vith en 1944, Ursula Förster a suivi une formation en sculpture monumentale, en peinture de chevalet et en dessin à l’Académie de Liège avant de faire de la sculpture le hobby qui occupe l’essentiel de son temps.
Installée dans son atelier à Seny, recourant aussi bien au bronze, à la pierre, à la résine ou à la terre cuite, elle privilégie la femme comme thème d’inspiration, même si d’autres sujets (enfants, animaux, scènes quotidiennes, …) donnent aussi forme à des créations de taille moyenne ou monumentale. Le buste de Simenon est son œuvre la plus connue, mais elle est aussi l’auteure des Joueurs de billes à Huy, de L’homme au banc à Durbuy, Les Macralles à Vielsalm (2000) et de Lison à Waremme (2010). Lauréate de plusieurs prix internationaux, elle expose régulièrement.
Angelo Monteforte, le mari d’Ursula Förster, prend une part active dans la réalisation de plusieurs des œuvres monumentales de sa complice artistique.

Fontaine - de Halinka Jakubowska
Née en Pologne, Halinka Jakubowska s’installe en Belgique en 1972 et étudie la sculpture à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège et à l’Akademie voor Beeldende Kunsten à Anderlecht. Récompensé par de nombreux prix, son travail résulte de son dialogue avec les matières telles que la pierre, le bois, l’acier ou le bronze.
Le premier concours auquel elle participe lui permet d’être choisie pour créer la fontaine de la place Saint-Séverin à Huy, en 1992. Elle sera aussi élue, cinq ans plus tard, pour celle de la place Saint-Lambert à Liège.
Elle envisage son travail de sculpture comme une vie amoureuse où le contact intense entre la matière et l’être se crée à travers un rapport physique. Ces œuvres s’offrent à leur tour à notre œil mais aussi à notre main.
halinka-jakubowska.be

Le lecteur de journal - de Silvana Belletti
Silvana est artiste. Sans aucun doute. Elle fait du théâtre, de la poésie, du graphisme, de la sculpture, des fresques, de la musique…
Née à Bruxelles en 1950, formée en sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Liège, elle évolue dès 1967 dans le milieu artistique liégeois. En 1969, elle gagne le 1er prix du concours de stylisme organisé pour le premier raid Liège-Dakar-Liège qui la fait voyager en Afrique. En 1970, elle obtient l‘agrégation et devient enseignante.
Sa sculpture est, sans aucun doute, le résultat de sa formation académique et, bien plus, celui de sa personnalité : ouverte sur le monde et en même temps très individualiste. Elle se dit libre. On ne s’étonne pas d’apprendre qu’à une époque de sa vie elle a été Punk et a fait partie d’un groupe de musique sur la place de Liège. Elle a souvent trouvé son inspiration au « Cirque d’hiver » de Liège pour lequel elle a réalisé la magnifique fresque murale. C’est une Silvana sans cesse en recherche qui s’est imposée dans le monde des sculpteurs. Au début, certains s’étonnaient de voir une si jeune femme aborder le métier sans se poser de question. Ne lui dites pas qu’elle sculpte comme un homme, non : elle sculpte, c’est tout.
Un thème s’est souvent imposé à elle : la femme. Son œuvre très variée, comporte des séries de têtes, de guerrières, d'archères, un Milou au bain, la momie de Rascar Kapak et bien d’autres.
À Huy, où un concours demandait de donner vie à une façade décrépie et aveugle, son projet obtient le « vote du public ». Malheureusement, cette œuvre magistrale a disparu lors d'une nouvelle construction.
En 1992, pour commémorer l’anniversaire d'un journal local à Huy, c'est son projet de Lecteur de journal qui a été choisi. Une première version exposée en polyester a résisté tant bien que mal aux intempéries, ensuite une version en bronze a pris sa place.
Le lecteur de journal est devenu un personnage incontournable dans la ville de Huy.

Osmose - de Yvette Sohy
Une artiste dans l’âme, autodidacte, Yvette Sohy a fréquenté les académies de Huy et de Namur. Fin des années 70, elle se démarque comme portraitiste. En 1985, elle reçoit le prix Millénaire de la Ville de Huy. Dès les années 90, elle fréquente un atelier de sculpture sur petit granit.
L’énorme sculpture Osmose figure les éléments sidérurgiques que sont le feu, l’eau et la matière. Inspirée par le passé industriel local, cette œuvre est le «fruit d’une réflexion entre l’eau, le feu, la matière, la vie, l’énergie, c’est un jeu de construction, dans l’espace, de formes qui s’opposent, se répondent». Depuis 1997, garnie de rails de chemin de fer, elle rappelle l’échangeur ferroviaire qui existait jadis à cet endroit, non loin de la gare de Huy.

Juette - de Yvette Sohy
Après Osmose, sur le rond-point de l'avenue Albert 1er, vous découvrez ici une œuvre antérieure d'Yvette Sohy, Juette. Elle fait référence à Sainte-Ivette, personnalité religieuse née à Huy en 1157 et décédée en 1228. Devenue recluse après son veuvage, elle dédie sa vie aux lépreux en faisant construire une léproserie au pied du thier des Malades. C'est non loin de là que Yvette Sohy lui rend hommage avec cette sculpture datant de 1993.