Château de Vianden l'hiver - Visit Éislek

Les plus beaux châteaux ardennais à visiter l’hiver

Les plus beaux châteaux à visiter l’hiver

Les châteaux s’intègrent au paysage envoûtant de cette Ardenne hivernale quand les filandres de brume s’accrochent à leurs murailles. Dans les vallées sombres ou sur des pitons rocheux, des châteaux issus tout droit du Moyen-Âge sortent de l’ombre par leur histoire mouvementée.

Dans les Ardennes luxembourgeoises (Éislek)

Château de Brandenbourg - Visit Éislek

Château de Brandenbourg
Le lieu envoûte le visiteur. Dominant la vallée perdue de la Blees sur son éperon rocheux, les ruines de Brandebourg se fondent dans le paysage encaissé et montagneux. Au Moyen-Âge, ce site permettait de surveiller le passage de deux chemins, l’un allant vers la Sûre et l’Ardenne, l’autre vers la forteresse de Bourscheid, mentionnée ci-dessus. Les récentes fouilles de ce château du XIIIe siècle et la sécurisation des murs ont permis au public de redécouvrir les ruines. Le parcours est agrémenté de panneaux didactiques, permettant de se faire une idée de la basse-cour, de la chapelle et du donjon primitif.

Le château de Brandenbourg

Château de Bourscheid
Fidèle parmi les fidèles du Duc de Luxembourg, les seigneurs successifs de Bourscheid établirent une des plus puissantes forteresses entre le Rhin et la Meuse. Construit sur une éperon de schiste et dominant la rive droite de la Sûre, le château devait impressionner ses contemporains avec ses 150 m de long et ses 50 mètres de larges, flanqué de 11 tours ! Au XVIIe siècle la célèbre famille Metternich pris le relais jusqu’à l’abolition des privilèges des pouvoirs féodaux lors de la Révolution française. Vendus aux enchères, le château fut abandonné et tomba en ruines, ce qui fit la joie des Romantiques du XIXe siècle. Repris par l’Etat en 1972, seuls deux bâtiments ont été reconstruits. De nos jours, les ruines s’intègrent avec force dans le paysage envoûtant de l’Éislek.

Château de Bourscheid

Château de Bourscheid- Visit Éislek
Château de Vianden - Visit Éislek

Château de Vianden
Que l’on provienne de l’Allemagne à l’est ou de Bastogne à l’ouest, le château de Vianden dégage une impression de puissance. Et elle illustre à merveille la force de ce château fort, chargé de protéger les frontières de la famille grand-ducale. Sa position stratégique barrait l’accès à la vallée de l’Our des invasions venant de l’est. A la fin du Moyen-Âge, les armes à feu prirent une telle importance qu'il fallut repenser complètement la façon de se protéger. Son rôle stratégique devint anecdotique après le XVIe siècle quand apparut une artillerie puissante qui pouvait pilonner le château.

Il tomba vite en désuétude et en ruine. En 1977, l’Etat luxembourgeois retroussa sa manche quand fut entreprise sa totale reconstruction, respectant les plans moyenâgeux de l’époque. Sa visite remonte ainsi plus de 1.000 ans d’histoire.  Le Centre d'information à la muséographie complète cette découverte passionnante. Chaque année, une fête médiévale met en valeur ce haut patrimoine.

Château de Vianden

Dans les Ardennes françaises

Château Fort de Sedan
Construit au XIVe siècle par une famille princière belliqueuse, le château n’a jamais cessé d’évoluer. La forteresse représentait la puissance des de La Marck qui avaient établi dans cette zone frontière un véritable état : la principauté de Sedan. Au vu de ses formidables murailles épaisses de 26 m, ceux qui ont osé se frotter à la forteresse se sont cassés les dents, qu’ils soient empereurs ou rois : il ne sera jamais pris. De nos jours, son aspect est toujours impressionnant : la formidable forteresse a gardé une austère splendeur. Au fil des coursives et des bastions, vous allez plonger dans l’histoire du plus grand château d’Europe et traverser dix siècles d’épopée en deux heures de visite passionnante. Le parcours avec audioguide vous permettra également de découvrir la destinée peu commune de cet Etat qui sera rattaché à la France, en 1642.

Le château fort de Sedan

Le château de Sedan la nuit - Laëtis

En Ardenne belge

Avouerie d'Anthisnes, Chroniques d'une Ardennaise

Avouerie d'Anthisnes
Au coeur du Condroz, la masse de l’Avouerie domine le village d’Anthisnes. Au Moyen-Âge, cette seigneurie dépendait de l’Abbaye de Waulsort puis de Stavelot. Le donjon du XIIe siècle, de plan carré, n’a guère évolué depuis cette époque. L’accès de la forteresse s’effectue encore au premier étage et dans la cour intérieure, la porte cintrée est encore visible. A l’Avouerie, on y jugeait et condamnait les hauts voués : Il n’était pas rare d’ailleurs d’expédier les criminels vers les bois des Steppennes pour y être pendus aux arbres de justice, des tilleuls qui sont parvenus jusqu’à nous. Dans les caves, les pièces voûtées ont été transformées en brasserie où l’on peut déguster la Cervoise d’Anthisnes.

L'avouerie d'Anthisnes

Château de La Roche-en-Ardenne

Au XIIe siècle, en plein cœur de la forêt ardennaise, Henri l’Aveugle, comte de Namur, construisit un château afin de protéger la route des marchands qui transitaient sur la route de la laine anglaise, vers la Lombardie. Quatre siècles plus tard, l’architecture médiévale du château n’est plus du tout adaptée pour résister aux canons : Vauban le transforma mais peine perdue. Obsolète, la forteresse tomba dans l’oubli et se recouvrit de ronces. Jusqu’au début du XXe siècle, les habitants ne se privèrent pas de se servir de ses pierres pour leur propre construction. Mais avec l’arrivée du chemin de fer à La Roche, l’attrait romantique des ruines présenta un haut intérêt touristique ! Il ne s’est jamais tari depuis, malgré les ravages autour d’elles lors de la batailles des Ardennes en hiver 1944.

Château de La Roche-en-Ardenne

Château de la Roche-en-Ardenne la nuit - Prov Lux
Le château de Bouillon - Pascal Willems / ATLB

Château de Bouillon

Au détour de la Route de France se découvre la forteresse, jetant depuis 1000 ans son ombre et son histoire sur la petite cité de Bouillon. Au Xe siècle, la première forteresse fut construite sur l’éperon rocheux, enserré dans un des méandres étroits de la Semois. Elle devint un haut lieu stratégique, contrôlant le commerce entre la Haute et la Basse Lotharingie. Et toute une ville se développa à ses pieds. Si l’histoire a retenu le nom du maître des lieux, Godefroid qui mena la Première Croisade, l’aspect actuel du château correspond peu à celui qu’il fut en 1096. De nos jours, le château, modifié par Vauban au XVIIe siècle, est un livre ouvert sur l’évolution de l’art militaire. La visite permet également de découvrir un beau spectacle de fauconnerie.

Château de Bouillon

Château de la Petite Somme - Radhadesh

Dans le château de Petite Somme vit la communauté Krishna. Elle accueille les visiteurs qui souhaitent s’imprégner de la culture et de la spiritualité indienne. Outre des séminaires, des week-ends de yoga sont organisés au château. Ces ressourcements au vert connaissent un grand succès au vu du nombre de participants annuels.

Le château de la Petite Somme/Radhadesh

Château de la Petite Somme - Radhadesh - Capture Studio/Prov Lux
Château de Freÿr - Laëtis

Château de Freÿr
Né comme sentinelle afin de protéger le passage à gué qui était situé entre la Principauté épiscopale de Liège et le Comté de Namur, le château primitif fut complètement détruit par les troupes françaises du duc de Nevers. Sa reconstruction débuta en 1571, se parant du style Renaissance. Depuis cette date, le château de Freÿr illumine la vallée de la Meuse depuis plus de 400 ans. Son jardin est une ode au Classique français : son plan en carré rompt avec le paysage tourmenté aux alentours, formé par les impressionnants rochers éponymes. A la belle saison, on sort les orangers de l’orangerie, vieux de plus de 250 ans : en visitant Freÿr, on se plonge dans le Grand Siècle français.

Le château de Freÿr