Centrale de Chooz - vue générale

J’ai visité la centrale nucléaire de Chooz

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Catherine Vandenbroucke

Ambassadeur depuis 2 années 8 mois

À saute-frontière

Une journée instructive et palpitante !

Ma visite à la centrale de Chooz

1 journée de découverte

Depuis longtemps, ces deux panaches blancs au cœur de la vallée de la Meuse m’intriguent. C’est décidé, je m’inscris pour visiter la centrale EDF de Chooz. Un passage par le site www.edf.fr/visiteredf s’impose… On ne rentre pas dans une centrale nucléaire comme dans un parc d’attraction ! Il faut montrer patte blanche. Inscription via le site puis un simple scan de ma carte d’identité, validation de la préfecture des Ardennes, et c’est parti pour la découverte !

Rendez-vous ce mercredi matin à l’Espace EDF Odysselec de Chooz. La route pour y accéder s’écarte de celle menant à la petite ville. On voit très bien à quel point ce centre de production d’électricité est lové dans une boucle de la Meuse, ancré dans son territoire. Dans un écrin naturel magnifique, on est ici au cœur du Parc naturel régional des Ardennes. La cohabitation entre biodiversité et site nucléaire, c’est une réalité. On a d’ailleurs aussi réservé la visite du Sentier de la Loutre.

Bon, rendez-vous donc à l’Espace Odysselec, le centre d’accueil des visiteurs. C’est Olinda qui sera notre guide. Tout de suite, on comprend qu’elle maîtrise. Depuis 16 ans, elle partage ses connaissances du travail sur site nucléaire avec les écoles, les touristes, les voisins, les groupes de tous âges. Elle commence par nous présenter le groupe EDF, le mix énergétique produit sur ses différents sites. Elle situe la centrale de Chooz parmi ceux-ci. Elle nous apprend aussi que, en plus des deux réacteurs que l’on voit, il y a une ancienne centrale en cours de déconstruction, souterraine, dont on peut voir quelques éléments en passant à vélo sur la voie verte.

Visite de la centrale avec un guide

Place ensuite à une petite leçon technique, schémas à l’appui. On note l’art de la pédagogie d’Olinda pour nous faire digérer cette matière pas simple. Aéroréfrigérant, combustible, réacteur, turbine, fission nucléaire… Elle jongle avec les données techniques et les chiffres. Sous ses explications, tout devient clair. On est prêt pour aller sur le terrain.

En route pour le bureau d’accueil où nous recevons nos badges d’accès et une liste de consignes de sécurité. Si la centrale est très accueillante avec les visiteurs, elle ne rigole pas avec la sécurité. Forcément, nous croisons tout au long de la matinée, des travailleurs des différentes équipes, un nombre incroyable de métiers différents. Pas question de nuire à leur travail, encore moins de les mettre en danger.

Après passage dans le portique de détection des métaux, halte ensuite pour s’équiper : charlotte, casque et lunettes de protection, gilet fluo et écouteurs. Si on veut comprendre Olinda dans la salle des machines, y a intérêt à être équipé. Chaussures fermées et longues manches sont aussi nécessaires.

Nouveau portique, on badge, on passe le tourniquet…

Visite de l'extérieur de la centrale
Machines de la centrale nucléaire

Tout à coup, le schéma d’Olinda prend vie sous nos yeux. Les bâtiments s’articulent les uns aux autres : bâtiment réacteur, bâtiment combustible, systèmes de sécurité, organisation des différentes étapes de travail. Au pied de l’aéroréfrigérant, on se sent tout petit : 170 mètres de haut, 150 de large. C’est d’ici que sortent les vapeurs d’eau si caractéristiques des centrales nucléaires.

On entre dans le bâtiment pour monter en ascenseur à 16 mètres de haut, dans l’impressionnante salle des machines. Turbine et alternateur sont là, sous nos yeux. Explications. On a chaud et il y a du bruit, mais ça vaut le coup. On redescend à pied, par un escalier en caillebottis qui permet de voir tout le travail des étages inférieurs et de donner vie aux schémas expliqués au départ. Fascinant.

Pour terminer, on s’attarde à la salle de commande, ou plutôt sa réplique exacte, qui est aussi centre de formation pour les nouveaux agents et de mise à jour des compétences pour les anciens.

Vaches et moutons sur le Sentier de la Loutre

 

Guides du Sentier de la loutre

Quittons l’industrie pour la nature. En face de l’Espace Odysselec, l’entrée du Sentier de la Loutre. A vrai dire, pas sûr qu’on croise une loutre… En revanche, depuis peu vivent ici en harmonie avec la centrale des vaches Highlands et des moutons roux ardennais.

Groupe au Sentier de la loutre
Enfant au Sentier de la loutre

Ce sentier de 2 km, contournant les installations de la centrale sur la rive gauche de la Meuse, permet d’observer la faune et la flore, si riches à cet endroit. Un paisible chemin juste fauché, jalonné de panneaux didactique, autant de points d’arrêt où Kevin, notre guide, explique et, surtout, invite à réfléchir. Ici une trace, plus loin la végétation, plus loin encore, la mare… Les enfants adorent. Ils complètent avec entrain le carnet d’activités reçu au départ. Ensemble, ils parviennent à reconnaître la silhouette et les empreintes des animaux représentés. Reconstituent la chaîne de prédateurs… Et arrivent même à replacer au bon endroit les acteurs de l’écosystème du Sentier de la Loutre ! A condition d’être attentif aux explications et un brin observateur, tout devient un jeu d’enfant.

Moutons aux abords de la centrale

Tiens, un mouton ? Qu’est-ce qu’il fait là ? Kevin nous explique qu’après l’installation du nichoir pour faucon pèlerin sur une des tours aéroréfrigérantes, un projet d’éco-pâturage a été lancé avec l’arrivée sur le site de 75 moutons roux ardennais, bleu du Maine et Suffolk, et 9 vaches Highland. Objectifs ? Limiter l’usage d’appareils motorisés, assurer la préservation de la biodiversité et lutter contre la balsamine de l’Himalaya, espèce invasive. Et, cerise sur le gâteau, l’éco-pâturage permet le maintien d’espèces en voie de disparition et offre une solution au problème de surpopulation de sangliers. Tout bon pour la nature.

Quelle journée ! Instructive et palpitante ! On a mieux perçu à quoi sert une centrale nucléaire, et comment elle fonctionne. Et, surtout, on a compris que site industriel ne rime pas forcément avec pollution et dégradation de la nature. La biodiversité est un vrai enjeu pour l’équipe à la tête de la centrale de Chooz, engagée dans des Conventions et des groupes de travail pour agir de manière concrète. Promis, la prochaine fois, on ira visiter la centrale hydraulique de Revin.

Visite de la centrale

Vivre cette expérience :

Auberge de la Voute

L’Auberge de la Voûte, à Chooz. Resto sympa qui porte bien son nom, avec un cadre intérieur authentique et une terrasse bien agréable, à côté de l’écluse.

 

 

Vaches et centrale

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EDF Centrale Nucléaire de Chooz 
La Centrale, 08600 Chooz
Tél : +33 3 24 36 30 00
Site Web : Centrale nucléaire de Chooz | EDF France

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